samedi 17 décembre 2016

Fromagerie (dec 2016)

Première « occupation » du voyage autre que pédaler, El Balcòn del Arroyo. C'est une Fromagerie codétenue par Gerardo et Javier.
Je passe une semaine là-bas, Javier (qui s'occupe de la partie production) vie sur place avec sa femme Patricia et ses enfants (Carolina et Juan).





Je sens le mec passionné par son métier, insémination, élevage des veaux puis vaches, fabrication du fromage, il m'explique plein de choses et c'est vraiment un plaisir d'être avec lui.
En plus de Javier et Patricia, il y a Carlo qui s'occupe de traire la cinquantaine de vaches deux fois par jours et Willy qui débute depuis peu à la fromagerie.






Et moi dans tout ça ? Je suis venu pour « deux ou trois jours » entretenir les alentours du ruisseau, propriété du lieu qui est vraiment jolie ! (ça change de la pampa toute plate de la semaine passée).







Je donne finalement pas mal de coups de main à la fromagerie et déborde des "deux trois jours" en deux semaines :)





Amérique du sud #3 Pigüé et alentours (Argentine)


Trois jours me semblent suffisant pour faire le tour de Pigüé, visiter et rencontrer un peu de monde dont les membres de l'association « Rouergue Pigüé ».


Carolina qui m'accueille en CoucheSurfing, me montre pas mal de chose en ville, il y a énormément de références à l'Aveyron (Parc St Côme, Rue de Rodez, des noms de magasins...). Avec elle et Yamil, on visite le cimetière (à défaut du musée, fermé). Beaucoup de noms de chez nous, AlauxCabannetteMarcillac...







Avec ses connaissances, Yamil me trouve un travail dans une fromagerie codétenue par Gerardo Bras, un des membres de l'association. Je vais donc rester un peu plus que prévu dans les environs surtout que dans dix jours, c'est la fête de Pigüé.





Direction donc la fromagerie d'El Balcòn del Arroyo pour une semaine. Mes principales activités sont de couper l'herbe le long du ruisseau et je donne des coups de main pour la réalisation de fromage, en parallèle, je commence à réaliser des boucles d’oreille et des porte-clés. Mes principales activités sont de couper l'herbe le long du ruisseau et je donne des coups de main pour la réalisation de fromage, en parallèle, je commence à réaliser des boucles d’oreille et des porte-clés. Marta et Julian de Buenos Aires se faisaient un peu d'argent sur la route en faisant de l'artisanat, je vais tenter de suivre leurs traces. Trois jours avant la fête, je me cantonne à rester au parc à réaliser mon stock. Je prévois de faire un onglet « travail » où je parlerai plus en détail de mes occupations « extra-vélo ». 

La fête de Pigüé se déroule sur deux jours, le samedi, c'est plutôt calme, le soir, c'est aligot au stand de l'Amicale. Le dimanche, il y a l'omelette géante avec 15 000 œufs (référence également aux origines françaises de la ville)




Le truc improbable à 10 000 kms de l'Aveyron








Après deux jours,, une quarantaine d'euros gagnés sur 5/6 heures maxi passés derrière ma bicyclette sur le week-end (une grosse semaine de nourriture) mais surtout beaucoup de rencontres avec plein de personnes venant de tout horizons.

Début de semaine, direction Epecuen à 70 kms au nord pour voir la ville abandonnée suite à une cru exceptionnelle dans les années 80. Aujourd’hui encore, l'eau s'évapore peu à peu découvrant un paysage apocalyptique...







De retour à la fromagerie pour une nouvelle semaine et je reprends (enfin) la route direction le sud après un dernier au revoir...






Après près de deux mois de voyage... Papa, Maman, sœurette, promis,
je devrait avancer plus vite dans les prochaines semaines !
Au compteur : 1125 kms



mardi 22 novembre 2016

Amérique du Sud #2 Pampa (Argentine)


Il le faut une semaine pour rejoindre Pigüé. Comme prévu, la route est (très) monotone, ça se résume à de grandes lignes droites tracées entre les fermes. Beaucoup de vent, de côté ou de face généralement réduisent le nombre de kilomètres à la fin de mes journées : 60 kms avec vent et 100 kms avec peu de vent (sans vent, ça n'a pas encore existé et avec vent favorable, encore moins...)
Du coup, j'écoute énormément de musique du fait que, bah... je m'ennuie quand même !


Pour ce qui est du camping « sauvage » comme j'avais pu le faire en France ou en Angleterre, bah ici c'est beaucoup plus simple, une station service, un poste de police, un petit restaurant sur le bord de la route et un « Je suis un voyageur, je peux poser ma tante pour la nuit ? » et le tour est joué. Bon, ça enlève un peu de rêve au voyage mais ça évite de passer une à deux heures à chercher un coin discret où camper.




En ce qui concerne les routes, pour le moment, elles sont bien entretenues dans le centre des villages mais attention à ne pas trop s'éloigner de la place principale, ça peut ressembler à ça :


Les gens sont adorables, beaucoup de grands gestes pour me dire bonjour, des coups de klaxon sur la route (de « gentils » coups de klaxon), il y a aussi les mauvais du camion qui arrive derrière genre « dégage de la route, je VEUX pas freiner, je me crois en Inde ! ».
Quelques gens s'arrêtent ou font demi tour pour venir me parler et demander si j'ai un facebook et un blog pour me suivre. Dans un petit village, une dame me fera même une interview pour la radio locale, de là, encore plus de klaxons et de « coucou » sur quelques dizaines de kilomètres...





J'arrive à Pigüé après une semaine de pédalage, chez Caroline, membre du site CouchSurfing.




830 kms au compteur...








dimanche 13 novembre 2016

Amérique du Sud #1 Buenos Aires (Argentine)


Je passe finalement plus de deux semaines à Buenos Aires chez Marta et Julian, bien plus que ce que j'avais prévu. Je galère à trouver l'unique agence de l'unique banque qui permet (actuellement) aux gens possédant mon type de visa à pouvoir ouvrir un compte. Une fois trouvée, ils me disent que la carte bancaire ne sera disponible que dans 7 jours et étant vendredi, ça ramène au lundi d'après... Pour couronner le tout, il m'est impossible de transférer de l'argent de France si je n'ai pas de travail ici. Je passe finalement par Azimo (une sorte de Western Union) pour récupérer l'argent en liquide et pouvoir le déposer à la banque.


 
Plaza de Mayo

        
Plaza de la repùblica / Floralis Genérica




Tout cela me laisse le temps de visiter la ville, de créer mon numéro de sécurité sociale (trois heures d'attente et c'est pour tout le monde pareil!) de trouver l’hôpital qui peut faire mon dernier rappel contre la rage, « merci » le consulat français pour son aide, j'ai maintenant (entre autres) la liste des gynécos de Buenos Aires mais pour les hôpitaux agrées au rappel, c'est « démerde-toi! », de régler des problèmes avec mon forfait free 2€, de régler mes problèmes avec ma carte de crédit française qui ne veux pas me donner d'argent... J'ai parfois l'impression que j'étais plus tranquille le mois dernier la tête dans la paperasse française (on me comprenait au moins!).


Congreso
Plaza de Mayo
ARA Presidente Sarmiento

La « collocation » se passe super bien, Marta et Julian ont voyagé à vélo dans la moitié nord de l'Amérique du sud et leurs conseils me sont précieux. On visite la ville à vélo, Pizzeria, concert de percussions... Ils m’initient également à la fabrication artisanale de bijoux / portes clés, c'est en les vendant durant leur périple qu'ils ont pu continuer à voyager, de quoi me donner des idées... affaire à suivre ! On passe pas mal de temps ensemble et c'est tant mieux !


Marché San Telmo
La Boca :





Je tente de cuisiner quelque trucs, farçous, crêpes, crumble (Noémie mouhaha! ;) ) mention spéciale pour mon premier gratin dauphinois dont je suis plutôt fier contrairement au caramel beurre salé que j'ai foiré :(


Bref, de toute façon, je ne pourrai rien leur offrir qui ne sera égal à tout ce qu'ils m'ont apporté : un toit, beaucoup d'aide (papier, vie quotidienne, conseils...), joie de vivre et je ne parle même pas des escalopes milanaises...

Ce sont mes premières bonnes étoiles rencontrées sur la longue route qui s'ouvre (enfin!) à moi !



Premier Asado


Puente de la mujer



Ville de résidence de Marta et Julian, le coté classe est que c'est la ville de naissance de Maradonna, le côté moins classe... bah...



Première "vrai" étape : traverser 5/600 kms de pampa pour arriver à Pigüe, ville fondée par des nord aveyronnais il y a plus de 130 ans...