lundi 26 novembre 2012

Vanuatu #9 Retour sur Efaté


Du mercredi 21 novembre au dimanche 25 novembre

Au départ, j’avais prévus d’avancer mon billet pour la NC afin de retrouver les Français que j’avais rencontré sur Ambrym et faire du kite-surf ainsi que du parapente là bas. Le hic, c’est qu’à l’aéroport, ils me demandaient pour décaler le billet de trois jours, presque le même prix que le prix initial du billet. Changement de plans donc, je ferai le kite-surf ici au Vanuatu et essayerai de trouver un peu de temps à Nouméa pour le parapente.
« Essayerai », car je vais perdre de ma liberté en Nouvelle Calédonie. Je vais retrouver Marie, une copine rencontrée à Karratha avec qui je roulé passionnément les journaux les samedis aprèm… Elle était également là lors de mon dernier weekend en Australie au Karijini.
Bref, perte d’un peu de liberté mais les avantages de voyager à deux dont celui qui m’évitera de me retrouver seul devant un filet de bœuf sauce roquefort (j’y viens plus tard)…

Pas grand-chose de spécial durant ces quelques jours, je traîne (entre autre) dans les boutiques du centre… J’y trouve quelques magasins d’objets traditionnels qui vendent, entre autre, les fameux masques que l’on doit payer un cochon pour apprendre pour les confectionner. Première chose que je demande « heu, ils sont fait comment les masque ? ». On me répondra bien volontiers à ma question et j‘ai économisé un cochon…
Je testerai un pâtissier Français que l’ont m’a recommande qui est tout simplement merveilleux, croissants, chocolatines, pain aux raisins, chaussons au pomme, mille feuilles… Je visite rien mais me rempli bien le ventre !



150 euros le kilo... Je vais un peu attendre...

J’irai quand même voir le musée national, intéressant mais un peu petit. J’y suis reste une grosse heure alors que j’ai tout regardé et tout lu…
Le dernier soir, je vais à l’Houstalet. Une restau français dont j’ai également entendu que du bien. Un gratin dauphinois avec un filet de bœuf parfaitement cuit sauce roquefort, en dessert, des profiteroles et, truc tout bête mais presque introuvable en Océanie : Un Orangina ! C’était trooooop bon !



Mon avion est le dimanche soir, pour mon dernier jour au Vanuatu, je prends une leçon de kite-surf avec Thomas, un prof bien sympa qui vit ici depuis 15 ans… Le cours dure une demi-journée et il faudra un deuxième court pour bien maîtriser la bête en toute sécurité mais je suis sur la bonne voie. Prochaine étape en Nouvelle Calédonie !

mercredi 21 novembre 2012

Vanuatu #8 Tanna




Lundi 19 novembre

Arrivé à l’aéroport de Port Vila. Après les problèmes d’Epi et les deux avions annulés, viennent les problèmes de la capitale.
Pour commencer, le mec au guichet va me faire payer 8 euros de surcharge car mon sac dépasse 10 kg. Je lui fais remarquer que lors des 7 précédents embarquements, même les plus petits coucous ne m’ont rien fait payer… Rien à faire, c’est pas trop grave, c’est que 8 euros…
Je réclame ensuite les 20% de réduction que j’ai droit en aillant un billet international avec la compagnie Air Vanuatu. Ayant réservé l’avion par téléphone, l’agent d’Epi n’avait pu vérifier mes billets mais m’a assuré  qu’en présentant le reçut, on me remboursera mes 20%. Cette fois on me rétorque que la réduction ne peut être déduite que des trois principaux aéroports Je leurs fais remarquer que j’ai pris trois billets en dehors des trois « grand » aéroports et que j’ai toujours eut les 20%. On me répond alors que les agents n’avait pas le droit de me faire la réduction. … Rien à faire, c’est pas trop grave, c’est que 14 euros…
Enfin, je demande le remboursement d’au moins la moitié du Taxi de 80 euros que j’ai payer sur l’île d’Epi pour aller à l’autre aéroport, de l’autre coté de l’île. Sous prétexte que l’annulation de l’avion était due au mauvais temps et non pas à un problème technique, ils déclinent toutes responsabilités. Ca commence à faire, ça me saoule grave, c’est quand même plus de 100 euros !
Un peu (plus qu’) excédé et commençant à m’exciter sur le pauvre employer qui ne fait que faire son travail en répétant scrupuleusement les consignes, je demande son superviseur…

Soudain, une seule voix reste audible dans le petit aéroport de Vila… Même son de cloche donc de la part du superviseur… Il me dit que je peux faire réclamation auprès du bureau du centre ville. Ce que me semble juste une façon de se débarrasser de moi…

Bref, arrive vers 11h sous la pluie à Tanna. Il faut conduire une bonne heure avant de rejoindre l’autre coté de l’île. Je vais dans un camping. Oui, il n’y en a pas beaucoup au Vanuatu et c’est le premier ou je vais depuis l’Australie. D’ailleurs les prix des auberges de l’île sont supérieurs à ceux des autres îles, aucunes raisons à cela car, dans les magasins, les prix sont les mêmes. Je pense qu’ils profitent jute du fait que plein de touristes passe ici…
Je monte ma tente et me repose un peu avant de monter au volcan pour la tombe de la nuit.
45 minutes de marche séparent le camping du volcan, mais une voiture peut nous emmener à seulement à 200 mètres du cratère.


Là haut, pas grand-chose. Les parois du cratère rendent pas mal de fumé du au refroidissement ambiant lorsque viens la nuit. L’effet est d’ailleurs accentué par la pluie durant la journée.




Finalement, ça se découvre au fil des minutes et on peut voir quelques belles éruptions du petit et du plus gros à une centaine de mètres du premier.



Mardi 20 novembre

Je remonte au volcan en fin de matinée pour y rester jusqu’au soir. Il doit y avoir pas mal de touristes et devrait donc passer ma journée à parler autour du cratère.


Entre 11h (mon arrivé) et 16h30 (l’arrivé des touristes pour voir les éruptions nocturnes) je croiserai 1 groupe d’une dizaine de touristes. Tout le reste de la journée, j’ai le volcan rien qu’à moi. Le temps est parfait (forcement un peu nuageux) seul hic, ma crème solaire que j’ai laissée dans ma tente me donnera un bon teint de roastbeef anglais…
Durant la journée, je vois beaucoup d’éruptions dont la plus part des projectiles reste assez loin du bord du cratère où je me trouve. Ça n’empêche pas d’être très violant et beaucoup me feront sursauter. Je vois même une bombe (projectile venant du volcan) d’une quinzaine de cm de diamètre atterrir 20 mètres derrière moi. A partir de ce moment là, lors des éruptions,  je ne cherche plus à prendre des photos mais plutôt  suivre les bombes des yeux, au cas où.


Les ondes de chocs sont également très impressionnantes, on se croirait dans un film…

Je me décide à faire le tour du cratère sans trop savoir si on peut vraiment le faire. Certain passages me semble risqué mais je vois des traces de pas qui me rassure. Je suis assez casse coup pour risquer de me casse une jambe si çà en vaut la peine mais pas pour y laisser ma vie à un mois d’un aligot saucisse !



Le tour est vraiment joli et je vois, de l’autre versant, le cratère d’une dizaine de mètres seulement projetant de la lave continuellement.




Le coté où je me trouve étant souvent face au vent, il n’est pas très fréquenté. Je n’y reste d’ailleurs pas longtemps car le vent tourne beaucoup.



La fumé blanche est constituée en partie d’eau, la bleuté, de gaz (je ne sais pas lesquels, ce n’était pas marqué dans le bouquin) et les marrons, de cendres, débris de tout et n’importe quoi.

Je finis mon petit tour tranquillement avant de retourner au « point des touristes ».
16h30, premier touriste, c’est Brandon, un canadien avec qui j’ai pris l’avion à Ambrym deux semaines avant. Ca y est, je sors de ma solitude. Les touristes affluent et je retrouve également les canadiens qui voyagent avec leur catamaran que j’ai rencontré une semaine avant à Epi.
Le temps est beaucoup mieux que la veille, j’ai eu de la chance contrairement à mon épiderme qui lui, hurle à la mort…
Spectacle est tout simplement impressionnant même si les photos ne rendent pas grand-chose, GG, tu te serré éclaté comme un foufou ! J’ai d’ailleurs vu des asiatiques (toujours les mêmes) avec des appareils de fous et des objectifs longs comme mon bras. Non non, je ne suis pas marseillais sur les bords, de loin, je pensais d’ailleurs que c’était un télescope !


Pour finir, une vidéo de Brandon, alias « Crazy Canadian », tout simplement ‘maaazing ! :



Retour au camping ou je mange avec mon copain d’autre atlantique, il prévoit de partir à 3h30 du matin pour voir le levé de soleil au sommet du cratère. Il a du courage ! Moi je prends la voiture demain matin à 6h pour prendre l’avion de 8h… Dernier arrêt : La capitale jusqu’à dimanche.

dimanche 18 novembre 2012

Vanuatu #7 Epi



Samedi 10 novembre (suite)

Bien que ce ne soit qu’à 15 kms d’Ambrym, je dois faire une escale à la capitale. L’avion est tout petit, on se croirait dans une voiture…


De plus, il y a beaucoup de perturbation et l’avion bouge énormément, ce qui fera hurler une américaine à coté de moi. J’avoue que je n’étais vraiment pas rassuré non plus… Arrivé tant bien que mal à Epi dans l’aprèm, je me rends dans une guest house. L’endroit est bof bof et je m’étonne de voir qu’il a une recommandation « trip advisor » une sorte de guide des meilleures maisons d’hotes. C’est presque deux fois plus cher que la dernière où j’ai été à Ambrym et elle ne comprend que deux repas (Petit dej’ et diner), si tu veux manger à midi, faut encore payer. Il y a trois grosses cabanes en parpaing pour une vingtaine de chambres. Elles ont des airs de cellule, certaine n’ont même pas de fenêtres. Des autoroutes de fourmis, des araignes… Les matelas de 5 cm sur du dur, ca passe mais posés sur des lattes rigides espacés de 10 cm, ça fait mal aux hanches… Je regrette ma voiture de Karratha parfois… Bref, c’est loin d’être les guest houses toute mimi avec deux bungalows en bambou tressés.
Le seul point positif et pas des moindre et que la nourriture y est excellente. Tout simplement la meilleure bouffe que j’ai trouvée au Vanuatu, après le restau français bien évidement ! La taille de la cuisine m’impressionne d’ailleurs, on se croit dans une cuisine occidentale !


Dimanche 11 novembre

Je loue un kayak pour la matinée, je remonte facilement la côte, trop facilement d’ailleurs, je m’apercevrai au retour qu’un courant me poussait…




Arrive à la pointe de l’île, j’accoste sur la plage et plonge avec le masque est le tuba. Beaucoup de poissons et de tortues de mer mais pas de lamantin, emblème de l’ile ou il est censé y en avoir beaucoup beaucoup (comme le dirai mon hôte qui en plus d’avoir une guest house surcotée doit avoir des problèmes de mythomanie…). Pour le moment je n’ai même pas vu l’ombre d’un museau se reflétant à la surface…
Le retour en kayak est donc un peu pénible et je suis bien contant de retrouver la terre ferme. Epuise de ma course contre vents et courants, je dormirai une bonne partie de l’aprèm…
Le soir, je pars au kava avec quelques personnes avec qui j’ai sympathisé…

Du Lundi 12 au Dimanche 18 novembre

Des journées qui se ressemblent. Je pars à la recherche des lamantins dans la baie, en vain !
Je croiserai des canadiens venues en catamaran ainsi que les américaines déjà croisés dans l’avion eux aussi déçut de ne pas voir les fameuses grosses bestioles.



Le bateau que je devais prendre le jeudi a finalement du retard.
L’avion du samedi est plein, je dois prendre un taxi à 40 euros pour aller de l’autre cote de l’île pour y prendre un avion le vendredi… La poisse n’en finit pas, il y a soit disant trop de nuages et l’avion est annulé.
Retour au point de départ avec à nouveau le taxi à payer car, un peu de chance quand même, deux places se serait libérées pour l’avion de demain de l’autre cote de l’île (d’où je viens donc)…
Un bon point quand même, les américaines reviennent de leur village et reste aux bungalows. Ca fait quand même du bien un peu d’occidentalisation, parler politique (n’aillant pas internet elles m’apprennent que Obama a était réélu), du monde en général… Et boire des bières plutôt que du kava!
Viens le Samedi, l’avion est également annulé pour des problèmes techniques… Elle est vraiment ridicule cette compagnie d’avion…
Troisième chance le dimanche, l’avion vient enfin me libérer de l’emprise de cette île !
Retour à la capitale où je passe la nuit (et où je retrouve internet) en attendant le vol de demain pour la dernière étape et ce qui devrait être le bouquet final : Tanna et son volcan en éruption !

dimanche 11 novembre 2012

Vanuatu #6 Ambrym


Mercredi 31 octobre (suite)

J'arrive finalement largement à l'heure pour l'avion et me voici à Ambrym. C'est une île volcanique à l'Est réputée pour ces lacs de laves.
Je me rends dans des bungalows à cote de l'aéroport. J'y trouve Freddy, qui parle anglais, Henriette et Sylvain, leur fils de 15 ans qui parlent tout deux Français. Ils ont commençaient leurs bungalows il y a 2 mois seulement. C'est propre, les gens sont gentils, les paysages différents des autres îles, ce qui change un peu !


Le temps est couvert, il n'est pas recommandé de monter au volcan car on y voit, tout simplement rien dans les nuages. Me voici donc ici pour une durée indéterminée...

Le soir, je bois le kava pour faire connaissance avec les gens du village. Je remarque très vite que les gens sont un peu plus distants que sur les autres iles. Les gens ne viennent pas vers moi autant qu’ailleurs. En parlant un peu, je m’aperçoit que les gens ont l’air de souffrir du terrain peu propice aux cultures. Les aliments manufacturés sont au même prix que sur les autres îles mais ils doivent en acheter plus et ont donc moins d’argent au final… De plus, lorsque je me ballade, il y a beaucoup plus de gens qui ne me disent pas bonjour, suis-je déjà en France ? 

Jeudi 1er et Vendredi 2 novembre

Deux jours sensiblement les mêmes. Le temps est toujours couvert, on fait un petit tour du village avec Sylvain. Les aprèms se partagent entre pêche, lecture et foot avec les jeunes du village...


Dans la nuit de vendredi, je m'essaye à la pêche de nuit. Avec une Lampe dans une main, le harpon dans l'autre. C'est soit disant plus facile car les poissons dorment. Le truc qu’on ne m’a pas dit c'est que les poissons se cachent pour dormir ! Du coup je rentre autant bredouille que dans la journée... Mais l'expérience était sympa.

Samedi 3 novembre

Je me retrouve avec une cheville toute enflée. Hier, je me suis fait piquer par une guêpe au mollet. Le venin descendu ce qui fait doubler ma cheville de taille... J'ai pas de douleur, mais il ne faudrait pas que ca empire car le départ pour le volcan est demain !
Dans l'aprèm, je croise un groupe de Français qui descendent du volcan, ils ont eu du temps dégueulasse mais on quand même pu entrapercevoir le lac de lave. De mon coté, j'ai bien fait d'attendre car le temps se dégage...


Le soir, ils m’invitent à manger un cochon grillé. C’est visiblement une tradition après avoir grimpé les volcans. Le groupe est sympa et me donnent leur numéros de portable pour la suite de mon voyage (ils sont de Nouméa).

Dimanche 4 novembre

Grand départ, le temps est bien, je fais quelque courses et rejoint Francis, mon guide.
On retrouve Thomas, un autre guide qui a, lui, 9 français.
Vers 11h, on prend le « speed boat » qui n'a de rapide que le nom...
Presque deux heures après notre départ, on arrive à Ranon au Nord Ouest de l’île. On prend nos quartiers dans les bungalows avant de faire un tour dans le village voisin.
On boit le kava avec les Français, l'ambiance est sympa...

Lundi 5 novembre

Changement de décors. Il a plut toute la nuit et ca n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. Les Français décident de monter car c'est maintenant ou jamais. Ils sont venus avec une agence et n'ont donc pas vraiment le choix. A défauts d’avoir du beau temps, j’ai du temps, je décide de rester au chaud en attendant que l'averse passe.
On retourne donc au lit pendant que d'autre s'attaque au volcan.
Pendant l'aprèm, je pars faire de la monnaie et croise John, qui travaille aux bungalows. Il va au kava bar, je l’accompagne. Je rencontre le chef du village voisin et des villageois...
Le temps est toujours mauvais et suis sur à 90% que l’on ne montera pas non plus demain. Je me décide donc à vérifier les effets du kava qui m'ont, pour l'instant laissés de marbre.
Après cinq verres (un de plus que ce qu'il faudrait pour ma corpulence), je sens rien de particulier mais préfère m'arrêter. Je repars bien déçut...
Mais après une ou deux heures,  les effets se font sentir. Je baille beaucoup, suis fatigue et après manger, je me sens un peu vaciller. Un peu comme quand on est bourré mais je garde toute ma tête...
Rien de bien exceptionnel donc mais ca doit être utile pour les insomniaques...
Les Français reviennent à 20h30 trempés, ils ont cependant pu voir le lac de lave et ne sont donc, pas totalement déçut...

Mardi 6 novembre

Le temps se dégage un peu, on se décide à partir d'autant plus que la météo annonce du beau temps pour demain.
Après avoir attendu 1 heure la voiture qui doit nous amener (toujours autant à la bourre ces Ni-van) on part jusqu'à une rivière inondée par les pluies qui sera notre point de départ, la voiture ne pouvant aller plus loin.
Durant l'ascension en forêt, le temps est toujours mitigé... Nous arrivons sur la caldera qui est la surface, entourant le volcan, recouverte par les cendres. Nous faisons alors un petit rituel pour invoquer les esprits, en lançant une branche de roseau qui est sensée nous protéger des dangers ET du mauvais temps. Au même moment il se met à pleuvoir... Chose que je ferai remarquer à Francis dans la minute...
On continu notre route en suivant un ancienne coulé de lave puis des crêtes pour arriver au sommet dans les nuages.



On aperçoit le lac de lave mais une tempête s'abat sur nous... On fait alors les ermites une dizaine de minutes sous nos ponchos... La pluie s'arête mais la densité des nuages redoublent... Je prends quelques photos qui me rappellent Tintin quand il est dans le blizzard de l'Himalaya...


Je me rends vite compte qu'on tourne en rond et Francis m'avoues qu'il est perdu... On ne prend pas le risque de tomber dans la cratère et plantons nos tentes dans un petit recoin quelque peu protégé du vent...


Il est déconseiller de dormir au sommet car il y a de gaz et effectivement, ma tente en est remplie. Je m'imagine déjà dormir avec les masques à gaz...
Finalement, le temps se découvre une heure plus tard aussi vite qu'il est arrivé, nous laissant regagner le camp sous un beau soleil ! « C’est les esprits qui nous ont aidés » me lance Francis… Je ne comprendrais jamais cette faculté qu’on les gens, croyant en des entités, à rejeter les malheurs sur du simple hasard alors que toutes les bonnes choses leur semble exclusivement dut à la bienveillance de leur croyance…


A la tombé de la nuit, on gagne enfin le camp où on prepare du riz au thon avant de se coucher bien fatigué.

Mercredi 7 novembre

Le temps est quelque peu nuageux mais c'est beaucoup mieux qu'hier. Je demande à Francis de retourner sur le Marum (deux heures détour) pour revoir le cratère et les paysage que je n’ai qu’aperçut vite fait hier.


On se déleste des sacs et y montons tranquillement. Le temps se dégage remplaçant les nuages par des paysages sont chaotiques, c'est impressionnant.


 L’une des parties où on était perdu la veille, attention à ne pas tomber!


On reprend alors la route de l'ouest pour le Bungow et ses deux cratères... La monté est raide mais ca en vaut la peine...



On fait alors le tour du cratère sur la partie qui n'est pas la moins dangereuse de la randonné.


Soit tu tombe à gauche, dans le cratère sans aucune chance de survie, soit à droite dans la monter d'une demi heure que l'on vient de gravir et qui te cassera, au mieux, une jambe...
On entame ensuite la descente, plutôt parieuse pour retrouver la caldera. Autour de nous des formations roses...



Un peu plus lois, la route des crêtes nous fait traverser des montagnes de cendre.


On essaye d'appeler la voiture, manque de bol ca ne répond pas... On appelle Freddy (le mec de mon auberge) qui trouve moyen de le contacter du village...

Au total,

Jour 1 :
5h de marche pour arriver au cratère du Marrum
30 minutes à tourner dans les nuages
1h30 pour rejoindre le camp.

Jour 2 :
1h entre le camp et le tracé de la marche
2 heures de détour pour retourner au cratère (rythme tranquille)
1h pour arriver aux cratères du Benbow
4h pour redescendre à la voiture

Jeudi 8 novembre

Gros dodo ! Rien de particulier aujourd'hui. Je me repose, trie les photos et met à jour la rédaction du blog...

Vendredi 9 novembre

Francis m'emmène visiter les environs. On monte sur l'antenne de la colline qui offre une superbe vue sur West Ambrym. Ensuite on redescend par la brousse, traversons deux villages et visitons un nazara...



Retour à Graic Cove, j’aide Francis à rédiger une lettre pour des infirmiers qui viendront la semaine prochaine de Nouvelle Calédonie pour effectuer des bilans médicaux à tout les habitants du village.
Je lui donne également des musiques françaises ainsi qu’à Sylvain, le fils de mes hôtes.

Le soir, on boit un dernier Kava avec Freddy et Francis car demain je pars pour une nouvelle ile !

Samedi 10 novembre

Dernier petit tour à Graic Cove, et je pars pour Epi, une île à seulement 15 kilomètres au sud. Ne vous fiez pas à la photo, ils ont toujours le sourire !



jeudi 1 novembre 2012

Vanuatu #5 Malakula


Mercredi 24 octobre

Je pars pour Malakula, là bas, Maurice, un des amis de Thierry m'attend et m'amène dans sont village d’Unua à presque deux heures de piste en voiture. Le 4x4 crève sur la route, on finira à pied. 10 minutes me dit Maurice, Mon cul ! 45 minutes avec 30 degrés et 20 kilos sur le dos ! Il commence déjà à pousser le bouchon un peu trop loin Maurice !
Le soir on va dans une petite soirée organisée qui collecte des fonds pour un mariage auquel je devrais assister, vendredi. J'y rencontre les gens des villages alentours, très gentils. On boit le kava et je retourne chez Maurice dormir. L'endroit est assez rudimentaire à l'image de Torres, Ils ont quand même un générateur dans le village pour recharger les portables... Le paradoxe du Vanuatu : Pas d'ampoule mais un portable...

Jeudi 25 octobre

Journée de marche ! On rejoint un village voisin pour y voir des objets traditionnel.




On va dans deux Nazaras, on m'y montre des masques et des chapeaux portés lors des cérémonies. J'y vois des tambours vieux de 50 ans. A vendre, 2500 euros !
Si un mec arrive avec 2500 euros et il enlève 50 ans d'histoire au village...


C'est ce que je retiendrais de cette journée, le Vanuatu vent tout ! J'aurai une longue discussion avec Maurice le soir à ce sujet, ils prient les anciens à longueur de journées par contre, si ils peuvent récupérer du fric de ce qu’ils ont réalisés, ils ne se gênent pas !
De plus, ici, tout se paye. Prenons exemple des masques, pour fabriquer une sorte de masque, tu dois donner un cochon, le savoir ne se transmet qu'en échange de quelque chose... Que leurs écoles soit payante ne doit pas les étonner plus que ca...

Vendredi 26 octobre

Mariage !
Les futurs mariés viennent, pour l'homme, du village et pour la fille, d'un village de l'autre coté de l’île. Ils ont du faire elle et sa famille trois jours de marche dans la forêt pour se rendre au mariage...


On se retrouve à l'église avec les deux familles à 9h. La messe dure 1h30, comme une messe en France, bah on s’emmerde…
On sort, attendons un peu et mangeons. Du riz avec un peu de viande... J'espère que certains feront mieux l'été prochain...




Nouveau moment creux, j'en profite pour voir le chef du village qui me montre quelques objets et me fait écouter des musiques traditionnelles avec des tambours.
Puis c'est une cérémonie dont j'ai pas tout pigé. Il y a une grande allée avec des bambous ornés de nourriture (igname, sucre, riz...) plantés de chaque coté, les hommes des deux villages font trois quatre fois l'allée et retour puis se poste devant un des bâtons, faisant une enchère. Là, un autre homme peut surenchérir s’il veut le bambou... Et puis voilà, t'as gagné le droit d'attendre une autre heure pour la deuxième cérémonie.
Les membres des villages se trouvent de chaque coté d'un chemin, l'homme part vers le village d'en face casse une flèche, peut être la frustration de ne pas ramener la fille et reviens.




Il repart vers le village d’en face une seconde fois avec des femmes aillant des nattes et ramène la fille cache sous ces nattes...
Et puis voilà, c'est termine... Il est 16h, certain diront que c'est un peu tôt mais il y en a qui on trois jours de marche devant eux...
Si tu reste dans le coin, t'as le droit d'aller voir un « meeting » politique se trouvant à 300 mètres de là...
J'ai beaucoup parlé avec les gens, très avenant et contant de voir qu'un blanc vienne ici même si les conversations sont redondante à souhait « Comment tu t'appelle ? » « T'as des frères et sœurs ?» « Qu’est ce que tu fais comme travail ? » et ma préféré « T'es parents sont toujours en vie ? ».

En conclusion mon petit match mariage Ni-Van VS mariage français :

La messe : Vanuatu - La durée pouvant variée dans chaque pays, le Vanuatu passe devant seulement parce que ici au moins, on ne comprend pas les conneries débitée par le prêtre pendant la cérémonie...
Gaité des gens : Vanuatu – Toujours le sourire et toujours en train de rigoler c'est épatant et même parfois frustrant...
Dure du repas : Vanuatu - 30 minutes, c'est plier !
Nourriture : France – Du riz avec du bœuf face à tout ce qu'on connait... Choisit ton camp camarade !
Classe des invites : France - le t-shirt de Henry tout délavé fait tâche face à un costard !
Veillée : France – Bah au Vanuatu à 16h tout le monde rentre chez lui... Et puis faire tourner pendant 6 heures de la musiques non stop avec les éclairages, je ne pense pas que les trois pauvre groupe électrogènes du village suffisent...

La joie de retrouver SA famille : Point le plus important qui fait remporter le match haut la main à la France.

Samedi 27 octobre

Petite vire sur une plage qui ne paye pas de mine. Maurice m'y emmène pour pécher. Un peu septique quand je vois les 20 cm de profondeur... « Va plus loin ! » et Voooouuuf sorte de falaise de corail de 5/7 mètres plutôt impressionnant. Je n’ai pas pris l'appareil photos car je ne pensais pas que se serait aussi joli. Beaucoup de coraux colorés, de poissons (souvent trop petit pour être péchés). J'étais déçut de ce que j'avais vu jusqu'à présent au Fijis et Vanuatu mais, tout en restant loin derrière la grande barrière de corail, j'ai trouve l'endroit très jolie d'autant plus que le soleil n'était pas forcement de la partie et qui doit rendre l’endroit encore plus beau.
A mon retour, on mange des crevettes de rivières amenées par des garçons du village voisin. Ils les mettent dans une tige de bambou et les font cuire sur le feu. C'est très bon.
Le soir, je suis invite chez un frère à Maurice. On mange du Laplap, un mélange de bœuf et de manioc, C'est la plat local qu'ils mangent plus ou moins souvent suivant les îles et qui, je ne voudrais pas faire le compliqué, mais je trouve ça bof bof niveau goût pour un plat traditionnel.


Dimanche 28 octobre

Après l'église, tout le monde se rend au gros village, où les femmes ont préparées... du laplap ! Le moment est sympa, tout le monde parle ensemble (enfin les hommes d'un cote et les femmes de l'autre) mais c'est convivial.
Plus tard dans l'aprèm, Maurice m'amène aux cascades à 30 minutes de là...


Lundi 29 octobre

Je me rends dans un village voisin pour aller dans un nazara... Bon c'est un peu toujours pareil, un tambour au milieu et quelques masques montré par le chef.




Je joue avec le petit Craig dans l'aprèm, un gamin de 3 ans qui vie à coté de là où je dors. Le soir, je joue au volley avec ceux du village voisin pendant que Maurice prépare le Kava...





Mardi 30 octobre

Elections ! Car je n’en ai pas parlé jusqu'à présent mais les Ni-vans élisent leurs députés qui éliront, 21 jours plus tard, leur nouveau premier ministre. Et ils sont à font sur la politique ! Ils n’arrêtent pas d'en parler 24 sur 24... Bref, aujourd'hui c'est le jour du vote. Ca se passe à l'école à 50 minutes de marche allé ! On mange ensuite dans un village où tout le monde parle politique. Bon, c’est même un peu chiant à la longue...



Dans l'aprèm, je demande à Maurice de me montrer ces habits traditionnels qu'il porte lors des cérémonies... 



Quelques minutes après, me voilà moi aussi une plume dans le cul...



Le soir j'ai droit à une petite cérémonie d'adieu chez Maurice, un nouveau collier de fleur et... du laplap !



Mercredi 31 octobre

Départ de Malakula pour Ambrym. Au revoir à tout le monde et on se dépêche pour prendre une voiture qui doit passer me prendre à 6h... 7h, rien... (Ils sont vraiment perchés...)
Je prends une autre voiture qui m'amène directement à l'aéroport. Et quelle voiture ! On est 15 à l'arrière d'un pick-up (dont 3 enfants), avec 4 gros sacs de cacao, et des cacahuètes partout ! Le voyage dure 2 h, le calvaire !